et cet arbre aléatoire qui troue le toit de la maison
imaginaire tous les sexes théoriques abandonnés à la corde
d'un violon cassé vite que s'éloignent les souillures virtuelles
les oiseaux noirs des chagrins d'hiver restent les passions
anonymes car vos lèvres sont la fenaisons mortes
les seuils craquelés par le froid ô douce peur intime
clartés mensongères les orgues gronderont votre
faim d'amour anabiose des chairs en attente sorties des
marécages de l'oubli il pleut déjà des rêves anodins
Marcel PELTIER
